Question écrite de Virginie Joron, Jean-Lin Lacapelle et Annika Bruna à la Commission européenne

Les 3 et 7 janvier 2020, la Corée du Sud et le Japon imposent la quarantaine à tous les voyageurs en provenance de Wuhan. Le 17 janvier, la Thailande impose des contrôles sur ces voyageurs. Le 22 janvier, la Chine impose la quarantaine sur 18 millions de personnes pour stopper l’épidémie de coronavirus/COVID-19 après seulement 6 morts à Wuhan et 309 cas identifiés en Chine. Les trois premiers cas identifiés en France et en Europe sont des touristes chinois ayant séjourné à Wuhan, dont un meurt à Paris le 23 janvier. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) prononce l’état d’urgence de santé publique de portée internationale le 30 janvier. Jusqu’au 18 février, la grande majorité des cas sont liés à une exposition au virus en Chine ou à un contact international. 

Le 26 février, l’OMS rapporte 361 cas en Europe et 11 morts. Pourtant, le commissaire européen chargé de la gestion de crises, de la préparation contre les pandémies et de la réponse d’urgence contre le coronavirus, Janez Lenarcic, est parti au Burkina Faso le 25 février et en Ethiopie avec la Présidente de la Commission Van der Leyen et 22 membres de la Commission européenne du 26 février au 29 février. Au 24 mars, on déplore en Europe plus de 10 000 morts du coronavirus, 200 000 malades et une impréparation totale.

► Quelle était la cause immédiate et impérative de sa présence avec 22 commissaires au Burkina et en Éthiopie ?