Communiqué d’Annika Bruna, député Français au Parlement européen, Groupe Identité et Démocratie (R.N), Membre de la commission du droit des femmes

Alors que nous traversons une crise sanitaire sans précédent et sommes confrontés à un véritable drame humain, il ne faut pas oublier nos amis les animaux, qui en subissent également des conséquences dramatiques.

Alors que les Pays-Bas ont pris des mesures de restriction pour éviter ces situations de grande souffrance animale, la France tarde à suspendre les transports de plus de 8h.

C’est pourquoi la décision doit venir de la Commission européenne, qui pour l’heure encourage la poursuite du transport d’animaux d’élevage sans prendre en compte les conséquences désastreuses observées actuellement sur le bien-être et la santé de ces animaux, notamment de très longs temps d’attente supplémentaires aux frontières.

Des mesures immédiates doivent être prises afin de rendre prioritaires tous convois d’animaux vivants.

Par ailleurs, de nombreux cirques et zoo mis en difficulté financière suite à l’arrêt complet de l’économie et le confinement, multiplient les appels au secours pour pouvoir subvenir aux besoins vitaux de leurs animaux. Là encore, nous demandons l’arrêt total de l’exploitation des animaux dans les cirques et les zoos n’ayant pas une autonomie suffisante pour faire face à de telles conditions.

D’autre part, la situation des refuges se tend également en raison du nombre croissant d’abandons d’animaux domestiques recensés. Plus que jamais nous devons mettre en place des politiques rigoureuses en matière de détention d’animaux de compagnie en responsabilisant les propriétaires, en encourageant la stérilisation, et en renforçant la sécurité des passeports européens établis pour la vente transfrontalière de ces derniers, comme je l’ai demandé au Parlement européen dans le cadre de la lutte contre le trafic d’animaux de compagnie.

Cette crise sanitaire doit servir également d’exemple pour prendre des mesures drastiques afin que les animaux cessent de subir les conséquences de l’activité humaine, aggravées en de telles circonstances. Nous avons un devoir de réflexion sur l’équilibre entre l’homme et l’animal. L’origine de cette maladie, si elle est confirmée, le prouve. Notre avenir, l’avenir de notre terre en dépend.