Communiqué d’Annika Bruna, député Français au Parlement européen

Groupe Identité et Démocratie (R.N)

Membre suppléante de la commission environnement

Depuis le 4 avril, un incendie de grande ampleur ravage la forêt qui borde l’ancienne centrale de Tchernobyl, victime d’une catastrophe nucléaire en 1986. Le feu se développe dans la zone d’exclusion d’un rayon de 30 kilomètres qui entoure le site.

Si les propos de Kiev se veulent rassurant, d’autres sources comme Greenpeace affirment que l’incendie s’approche dangereusement des réacteurs placés sous sarcophage. Si l’Ukraine a mobilisé des hélicoptères bombardiers d’eau et 400 pompiers, force est de constater que l’incendie reste loin d’être maitrisé.

Cet incendie a déjà provoqué une hausse significative de la radioactivité dans le secteur. Au-delà des risques, difficiles à estimer, liés à l’hypothèse de l’approche des flammes de l’ancien site nucléaire, a priori totalement étanche, ces feus remettent potentiellement dans l’atmosphère du césium, du plutonium et du strontium contenus dans la biomasse.

N’ayons pas la naïveté de croire, comme en 1986, que ces problématiques s’arrêtent à nos frontières. A l’heure ou sur le plan national et international, le principe de précaution s’impose à tous, l’Union Européenne devrait mobiliser des moyens face à ces incendies qui durent depuis maintenant 10 jours.

Le Rassemblement National demande que les dispositifs de lutte contre les grands incendies du programme RescEU puisse être utilisés en soutien à l’Ukraine. Bien que ce pays soit extérieur à l’Union, le nouveau drame qui la touche peut avoir des conséquences qui nous concernent tous.

Dans le domaine de l’incendie, et contrairement à d’autres domaines, nous sommes dotés d’une réserve stratégique. Encore faut-il prendre la décision de la mobiliser.