Questions parlementaires

Le commissaire européen chargé de la gestion des crises, en voyage en Éthiopie du 26 au 29 février 2020 pendant l’épidémie du Coronavirus

Question écrite de Virginie Joron, Jean-Lin Lacapelle et Annika Bruna à la Commission européenne

Les 3 et 7 janvier 2020, la Corée du Sud et le Japon imposent la quarantaine à tous les voyageurs en provenance de Wuhan. Le 17 janvier, la Thailande impose des contrôles sur ces voyageurs. Le 22 janvier, la Chine impose la quarantaine sur 18 millions de personnes pour stopper l’épidémie de coronavirus/COVID-19 après seulement 6 morts à Wuhan et 309 cas identifiés en Chine. Les trois premiers cas identifiés en France et en Europe sont des touristes chinois ayant séjourné à Wuhan, dont un meurt à Paris le 23 janvier. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) prononce l’état d’urgence de santé publique de portée internationale le 30 janvier. Jusqu’au 18 février, la grande majorité des cas sont liés à une exposition au virus en Chine ou à un contact international. 

Le 26 février, l’OMS rapporte 361 cas en Europe et 11 morts. Pourtant, le commissaire européen chargé de la gestion de crises, de la préparation contre les pandémies et de la réponse d’urgence contre le coronavirus, Janez Lenarcic, est parti au Burkina Faso le 25 février et en Ethiopie avec la Présidente de la Commission Van der Leyen et 22 membres de la Commission européenne du 26 février au 29 février. Au 24 mars, on déplore en Europe plus de 10 000 morts du coronavirus, 200 000 malades et une impréparation totale.

► Quelle était la cause immédiate et impérative de sa présence avec 22 commissaires au Burkina et en Éthiopie ?

Protection du mode de vie européen incompatible avec l’égorgement des animaux

Question avec demande de réponse écrite E-003127/2019 à la Commission

Article 138 du règlement

Virginie Joron (ID), Catherine Griset (ID), Aurelia Beigneux (ID) et Annika Bruna (ID)

Le 10 septembre 2019, Ursula von der Leyen, présidente élue de la Commission de Bruxelles, a annoncé vouloir administrer l’Union européenne en «protégeant notre mode de vie européen».

En France, 50 % des moutons seraient égorgés selon un abattage rituel. En Europe, ce sont probablement 500 millions d’animaux[1]. Lors d’un abattage rituel, l’animal est conscient tout au long de son agonie car l’étourdissement préalable en vigueur dans les abattoirs français lui est refusé. Souvent, comme les abattoirs respectent des cadences sur la chaîne d’abattage, «ce sont des animaux encore vivants, pantelants, qui sont mécaniquement suspendus aux poulies et dépecés vifs»[2].

En février 2019, la Cour de justice de l’Union européenne a conclu que cette méthode était incompatible avec la mention «agriculture biologique»[3].

1) Dès lors, la Commission considère-t-elle l’égorgement des animaux comme compatible avec le mode de vie européen?

Les obligations en matière d’étiquetage des viandes ressortissent au domaine harmonisé des règles d’information fixées par l’Union européenne[4].

2) La Commission va-t-elle interdire cette pratique sinon sensibiliser les consommateurs à l’aide d’un étiquetage dissuasif, à l’exemple du tabac?

[1]  Rien qu’au Royaume-uni, 12 % des 940 millions d’animaux seraient abattus selon des méthodes halal: https://www.independent.co.uk/news/world/europe/halal-kosher-meat-organic-stunning-eu-court-ruling-a8797761.html

[2]  http://www.fondationassistanceauxanimaux.org/combat-abattage-rituel/

[3]  http://curia.europa.eu/juris/document/document.jsf?docid=211049

[4]  https://www.senat.fr/questions/base/2018/qSEQ180203015.html